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Les Jardins participatifs: Natagora Bruxelles participe à ce beau projet à Etterbeek!

Février 2018

Les Jardins participatifs d’Etterbeek s’étendent sur 2700 m² le long des voies ferrées, à l’arrière de l’avenue Nouvelle, à Etterbeek. Une dizaine d’associations développe et fait vivre ce lieu de rencontre, d’échange et de détente axé sur la découverte de la nature et le jardinage urbain. Natagora Bruxelles y gère notamment une mare (qu’elle a créée) et un talus en friche, et y effectue régulièrement des animations.

Au départ, mon intention était de faire un petit article sur la fête annuelle des Jardins Participatifs d’Etterbeek. Mais entretemps Francisco Davila, qui gère avec Agnès de Vinck et Claire Baudoux la friche surplombant la mare, m’a fourni des éléments intéressants sur l’avancement de leur projet.

Je me limiterai donc, concernant la fête, à me réjouir de l’intérêt des visiteurs qui ont échangé avec nous à propos de la mare et de la friche. Plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées sur le site des Jardins, même si tous n’ont pas poussé l’exploration jusqu’à la mare, bien éloignée du lieu d’accueil et des divers stands. L’ambiance était comme toujours très conviviale et musicale et je vous convie à nous rejoindre lors de la prochaine fête, ne serait-ce que pour déguster les variétés de pommes et de poires du verger ou le miel du rucher.

Le site est constitué d’un talus d’environ 30m de long, 7m de profondeur et 4m de dénivelé, au pied de ce talus se trouve aussi un petit espace plat, devant la mare. La pente du talus est raide, le sol est très argileux avec des connotations calcaires et exposé plein sud. Lorsque le sol se retrouve à nu il est extrêmement sec et dur.

Le talus était destiné à devenir un endroit d’accueil pour la biodiversité locale et a été laissé en friche pour que la nature s’exprime pleinement et accueille un maximum d’espèces sans contraintes.

Malheureusement le milieu urbain dans lequel se trouve le site (notamment le long du chemin de fer) ne permet pas un développement équilibré des espèces, et est très vulnérable face aux plantes invasives. Ainsi, en laissant le terrain se développer sans action humaine, des buddleias (arbres à papillon) atteignant 4m de haut et des renouées du Japon (plantes exotiques très invasives à Bruxelles) ont pris le dessus et ont colonisé le site.

Le projet a pour but de lutter contre les plantes invasives, et de rendre ce site le plus accueillant possible pour une faune dont l’habitat est de plus en plus réduit. Ainsi, avec l’aide précieuse de la commune d’Etterbeek, des bénévoles mettent en place un système qui devrait permettre au plus grand nombre d’insectes, oiseaux et de plantes indigènes d’y trouver un refuge.

 

Les aménagements sur le site en 2017-2018

 

Les actions se sont déroulées en plusieurs étapes.

Lors du démarrage du projet, un contact a été établi avec les responsables communaux du site (service éco-conseil), et avec les responsables techniques du Jardin Jean Massart, qui ont fait part de leur expérience et conseillé quant aux techniques et espèces à utiliser.

Les arbustes de buddleia ont été coupés par la commune en avril 2017. Deux techniques sont testées sur le site (et leur efficacité est comparée) pour dévitaliser les souches et permettre d’éliminer les arbustes invasifs sans devoir les déraciner. Les rejets de renouées du Japon ont été arrachés systématiquement. La méthode utilisée ici vise à dévitaliser l’ensemble du complexe racinaire.

Une action d’identification des plantes a mis en évidence la présence de 25 espèces différentes, dont certaines sont apparues suite à l’élagage des buddleias et à l’arrachage des renouées du Japon.

Une fascine (superficie entourée d’un rempart en branches tressées) a été mise en place en bas du talus en septembre 2017, afin de collecter et recycler sur place les matières organiques en provenance du talus. Elle a été fabriquée avec des matériaux présents sur place, et elle est constamment alimentée par les restes d’élagage des jardins participatifs. La fascine sert de lieu de compostage mais aussi de stock de matières qui serviront de paillis pour le talus.

Des arbustes utiles pour la biodiversité ont été plantés sur le talus en novembre 2017. Des recherches ont été menées pour choisir les espèces, les critères retenus sont l’origine, la rareté, la robustesse, la période de floraison, la profondeur des fleurs (afin de privilégier les abeilles et polinisateurs sauvages), la taille des fruits (afin qu’ils puissent être consommés par des oiseaux), la densité du feuillage (pour servir d’abri à un maximum d’animaux et pour concurrencer efficacement les plantes invasives présentes sur le site). Des bulbes et autres plantes annuelles ou vivaces sont ou seront plantées dans de très brefs délais. La bourse aux plantes a été bien utile à ce propos.

Des nichoirs à oiseaux seront posés au début du printemps 2018 sur les parties supérieures du talus et il a été discuté d’installer des nids à chauves-souris.

Bienvenue à tous les visiteurs !

 

André Houbart

Sur base du rapport complet de Francisco Davila

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